L'autre visage de Louxor. Association "Les enfants de Louxor"

Louxor, sa corniche, les temples, les calèches, la balade en felouque, les couchers de soleil embrasant la rive gauche... Passons donc sur cette rive, autrefois vouée à l'Autre Monde, mais qui aujourd'hui abrite tout un petit peuple ignoré des touristes, qui vit de peu, quand ce n'est pas de rien.

Pour qui une orange est bien trop chère, et dont les enfants aux pieds nus n'ont d'autre richesse que leur sourire. Certaines familles, faute de mieux, occupent une tombe depuis longtemps vidée de son antique propriétaire. D'autres vivent en tribu, afin de partager leurs maigres ressources. Christine, la "doctora", vit au milieu d'eux depuis huit ans, et travaille sans relâche à améliorer leur quotidien. En inculquant des notions élémentaires d'hygiène, en distribuant des brosses à dent et du dentifrice plutôt que des bonbons, en expliquant que, bien laver une marmite (encore faut-il qu'il y ait l'eau courante) c'est mieux pour la santé. Qu'il faut envoyer les enfants -y compris les filles- au collège (mais comment payer l'uniforme). Les médicaments manquent, les vêtements aussi, et la nourriture est parfois sommaire.

Photo de gauche : à gauche, la "Doctora" christine, au milieu, celle qu'elle appelle "sa mère égyptienne" (80 ans, aveugle, vivant dans une tombe -que j'ai visitée- et qui dit : toute ma vie j'ai vécu dans cette tombe, j'y ai eu mes enfants, et je ne la quitterai que pour une autre tombe...). à droite, le fils de cette dame.

Photo de droite : M. Sayed, directeur de la petite école et un élève qui voulait absolument être photographié.

Christine ne fait pas dans l'assistanat. Les familles sont impliquées dans toute action. L'école primaire que j'ai visitée,qui a de nouveaux locaux grâce aux dons des amis, a été rénovée avec le concours des papas des enfants. Les familles aidées sont coptes et musulmanes, avec un souci d'égalité sans cesse maintenu par Christine. J'ai passé deux jours là bas, découvrant ce monde inconnu et étranger au voyageur de passage. On n'en revient pas indemne. Je ne fais pas dans le misérabilisme, et surtout pas dans le voyeurisme. Il y a des photos qu'on s'interdit de faire, au nom de la décence la plus élémentaire. Christine donne son temps, et parfois aussi s'il y a urgence, son propre argent.

 

Pour participer à sa tâche, une association a été fondée il y a un peu plus d'un an : "Les Enfants de Louxor", ouverte à qui veut compléter son amour de l'Egypte par sa participation au mieux être de certains de ses habitants. Les cotisations des membres, les dons, sont gérés en France par l'Association, et sont parfaitement transparents.

Visitez le site : http://lesenfantsdelouxor.free.fr . Vous en saurez un peu plus sur l'action de Christine, et vous aurez peut-être envie de l'aider. Alors l'Egypte sera pour vous, non seulement votre lieu de vacances privilégié, mais aussi le dépositaire d'une partie de votre coeur, et le symbole de votre solidarité.  

Christiane.Christiane DUQUESNE

 

Christiane s'est rendue à Louxor en Novembre 2008 pour déposer à l'association de nombreux objets destinés aux enfants ( crayons, brosses, limes à ongles, médicaments...), elle y a rencontré Christine, les institutrices, ainsi que le directeur de l'école. C'est au retour de ce séjour qu'elle m'a fait parvenir ce texte  très touchant et ces émouvantes photos. ( comme elle me l'avait promis ) Je la remercie chaleureusement, et me lie à elle pour vous demander également de participer à ce magnifique projet. Aidons ensemble les enfants de Louxor.

 

Une action des Enfants de Louxor

L' ECOLE DES FEMMES

Oubliez Molière et son oeuvre... Ici, l' Ecole des Femmes a pour scène l' humble préau d' une école de village, l' unique décor est un tableau de classe, les actrices ne sont pas célèbres, et les costumes, d' un noir uniforme.

Nous voici, spectateurs attentifs d' une classe où se regroupent des femmes, jeunes ou plus âgées, jamais scolarisées auparavant, qui vont suivre des leçons de lecture, d' écriture, et de calcul.

Elèves intéressées et souriantes, elles participent activement aux cours dispensés par des enseignants égyptiens, dont le salaire est pris en charge par l' Association. Une session dure six mois, à raison de deux heures par jour, et de cinq jours par semaine, dans un local mis à disposition par les villages. Ces femmes acquièrent ainsi, non seulement de nouvelles connaissances, mais aussi une autonomie dans leur vie quotidienne : plus besoin de demander de l' aide pour faire les courses, lire une notice, calculer ou comparer des prix...

Mais assister aux cours, c' est prendre du temps sur les travaux ménagers, ou des champs qui leur revenaient. Pour compenses ce manque, que l' on pourrait leur reprocher, l' Association remet aux plus assidues, provisions, fournitures scolaires ou vêtements pour les enfants. Certains de ces enfants accompagnent d' ailleurs leur mère, ce qui permet, à l' occasion, de déceler chez eux des carences de nutrition ou des besoins de soins médicaux. J' ai assisté, lors de mon dernier séjour, à l' une de ces classes. Pas de tables ni de bancs. On se déchausse, on s' assied par terre, on sort son cahier d'"exercices, on compare avec celui de la voisine, et on entame à voix haute la lecture du texte inscrit sur le tableau. Chacune à son tout s' y met. On applaudit, on encourage. Un sourire fier illumine le visage de la lectrice.

Notre présence ne perturbe pas cette studieuse assemblée. Nous la quitterons avec un sentiment d' admiration pour ces femmes volontaires, désireuses de progresser, et rompant avec la tradition de dépendance, encore persistante de nos jours.

Courage, et bonne chance à toutes !

Christiane.Ch. Duquesne - Juin 2011

Commentaires (5)

1. Barbez Isabelle 09/08/2011

Bonjour
je suis potière et j'ai rencontré la "Doctora" Christine à Busy, en France j'aimerais reprendre contact avec elle et Barakat le potier qui l'accompagnais ne repond pas non plus ???

donné moi des nouvelles SVP

2. LUCASSON Jean Pierre 11/08/2010

Je connais personnellement Christine depuis 2005, date à laquelle j'ai adhéré à une autre A1ssociation qui lui apporte également son aide.
Je retourne en Egypte chaque année depuis cette date ( parfois deux fois par an) pour lui apporter des médicaments, des habits pour les petits et surtout l'encourager à continuer son action.
Même si on fait une croisière en voyage organisé, il y a toujours un moyen de joindre Christine pour lui remettre ce dont elle a le plus besoin, ne serait-ce qu'un peu d'argent, et sutout visiter l'école de poterie où les apprentis travaillent avec joie et une ardeur non feinte.
Encore BRAVO à Christine pour l'action qu'elle mène à Qurna depuis 10 ans.

3. 02/09/2009

Bonsoir Edith,
L'heure du départ approche. Sur place demandez à Mohamed de vous conduire chez Christine à "la maison bleue" proche du Ramasseum. C'est là que se trouve son dispensaire. Vous pourrez y déposer des vêtements, des brosses à dents et des médicaments. Demandez également à Mohamed de vous conduire à l'atelier de poteries. Bien amicalement - Pascal

4. DUC 02/09/2009

Je me rend en Egypte dans 2 semaines. Où et comment puis-je rencontrer Christine. J'ai vraimenbt envie de m'investir.
Que puis-je leur apporter ???

Merci de votre réponse.

5. Tifet (site web) 01/08/2009

Je soutiens Les Enfants de Louxor depuis un peu plus d'un an et il faut les aider ! Ne regardons pas notre nombril mais ouvrons notre coeur à ces enfants et à cette population, j'adore ce pays, je souhaite que tous ceux qui se rendent en Egypte se rendent compte de leurs besoins et de leur chaleur humaine. Tifet

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